Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 23:16

Les premiers résultats du suivi sanitaire d'une fraction significative de la population évacuée suite à la catastrophe nucléaire viennent d’être publiés par le Mainichi Daily News et ils sont préoccupants. Environ 9,7% des enfants évacué de la préfecture de Fukushima et qui ont transité par la ville de Chino présenteraient des troubles thyroïdiens.

Premiers résultats préoccupants

C'est l’hôpital de Shinsu avec l'aide de la Japan Chernobyl Foundation qui a mené cette étide épidémiologique sur les enfants de moins de 16 ans évacués de la préfecture de Fukushima et en transit à Chino. L'étude qui a duré un mois (en août dernier) incluait des analyses systématiques de prélèvements sanguins et d'urine, sur un total de 130 enfants.

Les analyses ont porté notamment sur les niveaux d'hormones thyroïdienne dans les échantillons ainsi que ceux de thyroglobuline, une protéine dont la présence peut résulter de dommages thyroïdiens.

http://mdn.mainichi.jp/mdnnews/news/20111004p2g00m0dm116000c.html

10 des enfants ont présenté des taux anormaux lors de ces tests. Ces enfants ne présentent pas d'autres symptômes mais ont été placés sous observation à long terme.

Vers un dépistage systématique

Au vu de ces premiers résultats sur une petite portion des enfants évacués, les autorités médicales redoutent une recrudescence dans l'ensemble des enfants évacués des pathologies de la thyroïde aboutissant à des cancers à long terme. Aussi une campagne de dépistage systématique des problèmes thyroïdiens a été lancée le 9 octobre par les autorités médicales Japonaises sur l'ensemble des 360 00 enfants de moins de 18 ans évacués des environs de la centrale de Fukushima.

L'étude systématique prendra plusieurs années selon le Dr Shinich Suzuki, et consistera à des examens aux ultrasons de la glande thyroïde.

http://www.voanews.com/english/news...

Les autorités confirment les cartes des ONG.

De nombreuses cartographies de la radioactivité sur l'île de Honshū, où se trouve Fukushima, ont aussi été publiée. Jusqu'ici c’était des ONG qui publiaient des chiffres qui montraient des zones fortement contaminées s'étendant largement au delà du périmètre évacué de 20 km autour de la centrale et dépassant par endroits 30 fois les nouvelles normes, plus laxistes, mises en place par le gouvernement depuis le désastre.

Plusieurs ONG, comme FoE Japan et Citizens Against Fukushima Aging Nuclear Power Plants pétitionnent pour obtenir le droit d'évacuation des habitants exposés à des doses supérieures à la normale et en particulier les enfants.

 

Des niveaux alarmants en dehors de la zone évacuée.

Les niveaux de contamination avancées par les ONG sont maintenant confirmées par une étude officielle menée par le ministère japonais de la santé qui a fait effectuer des prélèvement au sol de juin à juillet dernier dans un rayon allant jusqu'à 80 km de la centrale.

http://www.voanews.com/english/news...

La majorité des échantillons prélevés montrent une contamination au Césium et à l'Iode mais pour la première fois, du plutonium, été retrouvé à 45 km de la centrale endommagée. La moitié des échantillons ont aussi révélé la présence de strontium , y compris à la limite maximale de la zone étudiée, située à 80 km de la centrale.

Ni le plutonium ni le strontium n’émettent massivement des rayonnement gamma, contrairement au Césium et l'Iode radioactif, mais ils sont tous les deux extrêmement dangereux en cas d'ingestion ou d'inhalation même à de très faibles doses. La période de demie vie de certains isotopes du plutonium est de 24 000 ans. Les mesures les plus hautes s'élèvent à 500 Becquerels par m² pour le Strontium-89 et 130 Becquerels par m² pour le Strontium-90

http://online.wsj.com/article/SB100...

Des évacuations supplémentaires s'imposent

La question des doses auxquelles sont exposées les populations non évacuées se pose avec d'autant plus d’acuité que les niveaux de contaminations de certaines zones sont maintenant certifiés.

L'Economist révèle que les taux de contamination dans la commune de Litate (à 45 km de la centrale) dépassent 150 millisieverts par an dans les collines environnantes.

C'est la ville de la ville de Namie, (à 22 km de la centrale) qui a les taux les plus élevés de la zone non évacuée. On y a relevé des doses d’exposition allant jusqu'à 229 millisieverts par an.

Les enfants évacués de Namie sont prioritairement visés par la campagne de dépistage des problèmes thyroïdiens. Ils font parte des 5000 enfants qui seront suivi régulièrement jusqu'à leurs 20 eme anniversaire.

http://www.economist.com/node/21531522

La nécessite de procéder à des évacuations supplémentaires ne peut plus étre niée par les autoritées, qui ont procédé aux premières d'entre elles.

Niveau de référence : un marchandage de tapis.

Ainsi le gouvernement Japonnais a finalement décidé d’évacuer Itate (6000 habitants) après avoir constaté que la décontamination du sol ne réglait pas le problème : le vent dispersait les particules de Césium déposées sur les arbres qui re-contaminaient le sol. Il a bien fallu reconnaître que les opérations de décontaminations seraient bien plus vastes que ce que les autorités pensaient.

Ces constatations recoupent également les mesures publiées par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire, qui conclue à une pollution comparable à celle de Tchernobyl par son intensité et son étendue.

Mais, bien que réduisent à constater que l'évacuation exigée par les ONG est incontournable, le gouvernement ont entamé un combat pour tenter de minimiser l'étendue des zones concernées.

PNG - 282.3 ko

Selon les normes antérieures à la catastrophe, la dose admissible pour les civils était de 1 millisievert par an. Tout l'enjeu est maintenant de déterminer à partir de quel seuil on procède à des évacuation complémentaires. Gouvernement Japonnais et ONG marchandent le niveau au dessus duquel on procédera à des évacuations et il semble qu'on s'achemine vers un niveau de référence de 20 millisieverts par an.

Cela correspond approximativement à étendre le périmètre d’évacuation à un rayon de 30 km de la centrale et d'y ajouter une zones contiguë au nord-ouest où la contamination des sols dépasse 300 becquerels par m².

Des tâches radioactives oubliées.

Pourtant cette évacuation ne réglera pas définitivement le problème. Des tâches de radioactivité très élevés commencent à être découvertes jusqu'à Tokyo. Ce sont les points bas où le ruissellement des eaux à concentré la radioactivité lors des pluies qui ont rabattu les radionucléides au sol. On a trouvé une tâche de 500 000 becquerels par m² dans la banlieue de Tokyo. Ces points chauds peuvent être décontaminés après leur identification. Mais tant qu'ils ne sont pas détectés, les riverains restent exposés. Un risque qui concerne aussi la production agricole.

Par Aldous tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Dimanche 31 juillet 2011 7 31 /07 /Juil /2011 00:03

Incorrigibles journalistes ! Les ravages du Médiator se dissipent progressivement de la conscience collective. Le système sanitaire nouveau est arrivé. Plus de prescriptions hors AMM ! Promis, juré, on a compris la leçon !
Et voici que la presse s'emballe pour un médicament qui aurait des propriétés extraordinaires... hors indication !

Tout commence par un article du Parisien : "Un relaxant bientôt testé contre l’alcoolisme", illustré par une photo du générique de Sanofi qui domine le marché des ventes de ce médicament. Autant le préciser tout de suite, contrairement aux apparences, il ne s'agit pas d'une publicité ! (Il est interdit en France de faire de la publicité pour un médicament nécessitant obligatoirement une ordonnance). Toute ressemblance etc.

"D’ici quelques mois, on saura enfin avec certitude si le baclofène, un simple cachet contre le torticolis commercialisé depuis 1975, peut stopper durablement l’alcoolisme chez ceux qui en sont atteints."


Le suspense était effectivement insoutenable pour ce médicament sorti tout juste un an avant le Mediator.

Cela fait des années qu’on attendait que cette étude soit lancée, se réjouit Sylvie, porte-parole de l’Association Baclofène, qui n’a aucun doute sur les résultats. (...) « A l’époque, il n’y avait pratiquement aucun médecin qui prescrivait du baclofène contre l’addiction à l’alcool. [NDLR : pourquoi l'aurait-il fait ?] Je suis donc allée m’en procurer en Espagne où une pharmacie sur deux le donnait sans ordonnance », se souvient cette informaticienne de la région toulousaine. (...) Cela fait maintenant trois ans que Sylvie est sobre et ceci sans aucun effet secondaire. « J’ai diminué les doses, [NDLR : pourquoi ? Effets secondaires ?] mais je continue à prendre le médicament », confie Sylvie, qui a depuis trouvé en France un médecin qui veut bien le lui prescrire.

Le genre de médecin qui devait prescrire du Médiator par camions entiers !

Dans l'article du Parisien, 3 phrases rabat-joie de l'AFSSAPS expliquent que ce médicament n'a pas d'indication dans le sevrage alcoolique.

Heureusement, de grands médecins viennent rassurer le lecteur :

Chef de service au groupe hospitalier Paul-Guiraud à Villejuif (Val-de-Marne), Renaud de Beaurepaire estime même qu’il serait « criminel de ne pas prescrire de baclofène aux alcooliques ». ...

Comme d'autres auraient pu trouver criminel de ne pas prescrire de Médiator pour faire perdre du poids...


Vient ensuite un article dans lequel le Professeur Lejoyeux rappelle ce qu'est l'addiction à l'alcool et met en garde contre les "pilules miracles" : il convient d'évaluer ce produit, et "il faudra toujours y associer une approche relationnelle et psychothérapique."

Un article donc curieusement très enthousiaste pour nous parler des propriétés encore non démontrées après 36 ans de commercialisation d'un médicament sur prescription médicale obligatoire. L'article est ponctué de quelques mises en garde qui rappellent celles qui s'affichent en tout petit sur les publicités à la télévision.

Le Parisien présente le baclofène comme "un simple cachet contre les torticolis". On ne pouvait pas trouver description plus rassurante. Le baclofène est un médicament indiqué dans les contractures musculaires en cas de sclérose en plaques, affections médullaires [=moelle épinière], et contractures d'origine cérébrale.

Il s'agit là d'une substance qui agit sur des récepteurs cérébraux. La notice du médicament attaque fort : le baclofène sera administré uniquement si le bénéfice est supérieur au risque.

Côté effets secondaires :

sédation, somnolence surtout en début de traitement, asthénie, dépression respiratoire, confusion, vertiges, céphalées, insomnie, état euphorique, dépression, ataxie, tremblements, hallucinations, sécheresse buccale, paresthésie, dysarthrie, dysgueusie, acouphène, hypotonie musculaire, hypothermie, troubles de l'accommodation, bradycardie, hypotension, nausées, vomissements, constipation, diarrhées, douleurs abdominales, anorexie, fonction hépatique anormale (augmentation des phosphatases alcalines et des transaminases), hyperhidrose, éruption cutanée, aggravation d'une dysurie préexistante.

Contrairement au Parisien, le Vidal n'a pas choisi de le présenter comme "un simple cachet contre les torticolis".

Et voici que la presse nationale va reprendre unanime et joyeuse ces informations pour nous annoncer qu'une étude va être conduite dans le sevrage de l'alcool ! Pénurie estivale de scoop ? A ce stade, aucune donnée validée ne permet de savoir si l'on peut ou non prescrire ce médicament chez des patients alcooliques. Et les résultats ne seront pas disponibles avant plusieurs années !

France-Soir : "Le Baclofène est-il un remède contre l'alcoolisme ?" :

"Du Baclofène, ce médicament des laboratoires Sanofi, on connaissait les effets relaxants, les comprimés étant notamment utilisés pour soigner les torticolis. Ce que l'on connaissait moins, c'était les apparents effets du médicament pour lutter contre l'alcoolisme. Sur les 100.000 consommateurs français de Baclofène, environ 10.000 l'utiliseraient pour soigner leur dépendance à l'alcool. Et la guérir.

Selon France-Soir, ce médicament permet de "guérir" la dépendance à l'alcool. Pourquoi donc faire des études et octroyer des AMM alors qu'il suffit de lire France-Soir ! Après de telles retombées, nul doute que le mésusage de ce médicament va flamber !

L'article s'achève par une mise en garde légale dont le ton monocorde contraste avec l'enthousiasme général de l'article : "L'agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) est en revanche beaucoup plus réservée. L'agence vient de publier une mise en garde destinée aux utilisateurs du Baclofène et dans laquelle elle rappelle que le médicament n'a, pour l'heure, aucune autorisation de mise sur le marché pour soigner l'alcoolisme. "

France-Info se livre à un véritable travail d'investigation : "Une alcoolique témoigne : elle a commencé à prendre le relaxant il y a trois ans. Aujourd’hui : indifférence totale à l’alcool ! Pas même l’envie d’une gorgée de bière !". Un enthousiasme également modéré par la même mention légale :"Un médicament détourné, ça rappelle l’affaire du Médiator. On connait aujourd’hui les effets dramatiques de cet antidiabétique quand il est utilisé comme coupe faime. D’où la mise en garde publiée par l’agence du médicament, et cette étude scientifique pour tenter d’en savoir plus."

Europe 1 reprendra cet article au mot près, et à la faute d'orthographe près sur le mot "coupe faime" !

TF1 : "Chez cette ancienne alcoolique, sobre depuis trois ans, la prise du Baclofène a provoqué une "indifférence totale à l'alcool". Elle en consomme toujours aujourd'hui, grâce aux prescriptions d'un médecin convaincu des effets du médicament.

Et Yves Montuelle, dans l'Express de conclure en titrant directement : "Le baclofène est un outil contre l'alcoolisme"

Il affirme même : "Le baclofène fonctionnerait sur l'organisme comme un substitut. L'alcool agit comme un relaxant en venant se fixer sur certains récepteurs spécifiques du corps humain. Le médicament, un décontractant musculaire, se fixerait sur ces mêmes récepteurs. Différence de taille : il ne crée pas la dépendance, source de souffrance chez les alcooliques." (...) Parmi ces patients, Camille* a enchaîné les cures de désintoxication pendant six ans. Cette mère de deux enfants est alcoolique. Elle buvait en moyenne 2 à 3 litres de vin par jour. Cette infirmière, en congé maladie depuis près de quatre ans, a commencé à prendre du baclofène il y a trois mois. Au début son médecin lui a prescrit ce médicament à raison de 15 mg par jour avant d'augmenter progressivement les doses. "Jusqu'à 90 mg, le baclofène n'avait aucun effet, je continuais à boire", explique-t-elle. Mais depuis 8 semaines, elle en prend 100 mg par jour [NDLR : soit 10 comprimés par jour !!!], et se dit différente : "Je me sens détachée de l'alcool, je n'en ai plus besoin."

La mise en garde de l'AFSSAPS a cette fois complètement disparu.

Aucune donnée scientifique sur le sujet, une étude qui va simplement être lancée, une apparente sécurité d'emploi. Des professeurs qui trouvent criminel le fait de ne pas prescrire ce médicament alors qu'ils ne déclarent pas leurs conflits d'intérêts...

A quoi sert donc cet article du Parisien ?

Ce vieux médicament ne va-t-il pas comme par hasard être réévalué avec les autres cet été ?

Qu'est-ce que c'est que cette "Association Baclofène" qui vient tout juste d'être créée (08/05/2011), au moment où de nombreux médicaments doivent être réévalués ? Qui la finance ?

Comment un tel article peut-il être repris par tous les médias ? Quelle agence de communication a assuré ces retombées ?

A qui profite le crime ?

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Par Pharmaleaks tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 23:15

 

Ces médicaments qui menacent de tuer les seniors

De nombreux médicaments, largement consommés par les personnes du troisième âge, entraînent une dégénérescence cognitive, décuplant ainsi la mortalité des aînés. Selon les conclusions d’une étude anglo-américaine, les molécules incriminées, dont certaines sont disponibles sans ordonnance, seraient au nombre de 70.

On attribue généralement les symptômes tels que raisonnement altéré, perte de mémoire, propos incohérents et perte d’équilibre au temps qui passe. Pourtant, à en croire une étude anglo-américaine financée par the Medical Research Council et révélée le 6 juillet par Le Figaro, les fonctions cognitives des seniors seraient pour une grande partie altérées par plus de 70 médicaments. Ces effets secondaires avaient déjà été pointés par une équipe du CHU de Saint-Étienne en 2009 : la présente étude vient confirmer les soupçons. Les personnes d’un grand âge consomment dans leur majorité de façon abondante ces médicaments, prescrites -parfois sans ordonnance- en raison de leur effet anticholinergique.

Cette réaction, précise le quotidien, est due à « une substance appartenant à une classe pharmacologique de composés visant à réduire les effets de l'acétylcholine, un neurotransmetteur cérébral qui joue un rôle de médiateur dans le système nerveux ». Mais la résultante de ce « passage » de l’influx nerveux entre deux neurones, en fin de compte, est loin d’être sans conséquence : Les médicaments en question occasionnent chez les patients des troubles de l’équilibre, de la mémoire, de la vision, une faiblesse musculaire ou même un discours incohérent. Pour arriver à ces observations, des équipes universitaires britanniques et américaines ont suivi 13 000 patients âgés de plus de 65 ans sur une période de deux ans.

Et les chercheurs, qui ont publié leur rapport dans le Journal of the American Geriatrics Society, livrent des chiffres qui font froid dans le dos : 20 % des patients qui ont pris des médicaments à l’effet anticholinergique, sont décédés durant les deux années de l'étude contre seulement 7 % des patients ne prenant aucun médicament contenant cette molécule. En réaction, le Docteur de Ladoucette, psychiatre et gériatre à la Pitié-Salpêtrière à Paris, a estimé dans une interview au Figaro que « les gériatres doivent être attentifs face aux ordonnances pléthoriques et ne doivent pas hésiter à supprimer tous les produits contenant des anticholinergique ». Dominique Maraninchi, directeur de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), a quant à lui indiqué qu’ « il n’est pas raisonnable de laisser sur le marché des molécules aux effets possiblement dangereux ».

Par patrick rollo tiré de carevox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Mardi 22 mars 2011 2 22 /03 /Mars /2011 00:16

Les remèdes naturels que l'Union Européenne et les multinationales pharmaceutiques veulent interdire

 

 

Après le 30 avril 2011, de nombreux produits et compléments alimentaires à base de plantes vont devenir illégaux en France.

Pourquoi ? Parce qu'une nouvelle directive européenne, la THMPD (Traditional Herbal Medicinal Products Directive) va être transposée en droit français.

Cette directive impose aux produits thérapeutiques à base de plantes de passer par une procédure d'agrément simplifiée par rapport aux médicaments normaux, mais néanmoins extrêmement lourde pour des petits producteurs qui n'ont pas les moyens financiers, ni les bataillons d'avocats des grands groupes pharmaceutiques.

Cette directive, qui date de 2004, a déjà été partiellement transposée dans notre droit en 2008, en imposant cette procédure aux nouveaux produits entrant sur le marché européen.

La Médecine traditionnelle Chinoise (MTC) et l'Ayurveda (médecine indienne), ont été particulièrement touchés. Les patients et citoyens européens ont été privés de centaines de produits, qui auraient pu potentiellement soigner leurs maladies, sans qu'ils s'en aperçoivent.

Mais cette directive épargnait jusqu'à présent les produits qui étaient déjà commercialisés depuis longtemps sur notre continent, en particulier évidemment les plantes européennes bien connues.

Or, à partir du 30 avril, tous les produits à base de plantes, et portant des allégations thérapeutiques, même reconnues depuis des centaines ou des milliers d'années, vont devoir passer par cette procédure. On estime que cela coûtera aux fabricants entre 100 000 et 150 000 euros de faire agréer un seul produit.

Sans aucun doute, des centaines, voire des milliers de plantes vont disparaître des rayons des distributeurs. Et pour quel bénéfice ? A qui profite le « crime » ?

Toujours est-il que les multinationales pharmaceutiques peuvent se frotter les mains.

C'est pourquoi des patients et des citoyens se sont organisés pour résister et nous avons lancé une pétition que vous pouvez signer en cliquant en bas de cette page.

 



En Angleterre, c'est l'Alliance for Natural Health (ANH) qui mène le combat. Au niveau européen, une fondation a été créée la European Benefyt Foundation, pour la défense de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

En France, de nombreux sites Internet et groupes de militants ont diffusé l'information. Pour notre part, nous avons créé un Collectif pour la Défense de la Médecine Naturelle.

Nous voulons simplement défendre notre droit de nous soigner autrement. Au départ, nous avions créé une vidéo, qui a beaucoup circulé sur Internet.

Mais nous avons décidé de la retirer parce que nous nous sommes aperçus que certains critiquaient notre action, au motif que la directive THMPD n'aurait pas des effets aussi radicaux que nous le disions.

Ont-ils raison ? Nous ne le pensons pas. On peut toujours discuter les détails juridiques de cette directive, et chercher à imaginer comment les administrations des différents pays européens décideront de l'appliquer.

Mais il faut bien être conscient d'une chose : il s'agit incontestablement d'une arme de plus, dans la main de nos gouvernements, pour restreindre notre liberté de choisir nos thérapies.

Aujourd'hui, les thérapeutes alternatifs, la médecine naturelle, font déjà l'objet de soupçons exagérés de la part des autorités sanitaires, selon nous.

S'il existe des charlatans, cela ne justifie pas les persécutions que subissent de nombreux producteurs de plantes et de compléments alimentaires. Toute cette vigilance profiterait plus au bien collectif si elle servait à mieux vérifier ce qui se trouve dans les médicaments issus de la pétrochimie, dont les effets secondaires sont, pour le coup, incontestables et parfois gravissimes.

Faut-il rappeler l'affaire du Vioxx, de l'Avandia, du Médiator, et, aujourd'hui, du Buflomédil ?

  • Nous pensons que la directive THMPD impose une procédure administrative trop lourde et trop coûteuse pour de nombreux traitements naturels qui existent depuis longtemps, et qui ne sont pas dangereux.

  • L'argument de notre « sécurité » nous semble être une fois de plus utilisé pour justifier des atteintes à nos droits humains fondamentaux.

  • Nous ne voulons pas de cette nouvelle restriction de notre liberté à nous soigner autrement.

C'est pourquoi nous vous encourageons à signer notre pétition vous aussi. (cliquez en bas de cette page)

Bien entendu, nous vous encourageons à faire toutes les recherches nécessaires sur Internet concernant cette affaire, afin de vous faire votre propre opinion, sans vous arrêter aux personnes qui affirment un peu vite qu'il n'y a pas de danger !!

A notre avis, il est plus que jamais urgent de signer notre pétition.

Ainsi qu'il est spécifié, vos coordonnées resteront strictement confidentielles et ne seront jamais communiquées.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées.

Le Collectif pour la Défense de la Médecine Naturelle

 

signez la pétition en suivant ce lien : http://www.defensemedecinenaturelle.eu/

Par Déméter - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Lundi 21 mars 2011 1 21 /03 /Mars /2011 23:56

L’Union Européenne et les multinationales pharmaceutiques vont interdire, le 30 Avril 2011, par un décret : Les remèdes naturels !

Imaginez votre enfant malade, vous pouvez peut être le guérir par un remède à base de plantes et en prime avec aucun effet secondaire. Et bien non ! L’Union Européenne va interdire l’usage de ce remède. AU contraire les autorités vont vous obliger à lui administrer des médicaments chimiques aux effets secondaires potentiellement graves. Vous n’avez aucun choix. C’est une réalité imminente qui menace l’Europe.

Après des années de lobbying, les multinationales pharmaceutiques sont en train de parvenir à leur but. Une directive Européenne est sur le point de nous interdire les remèdes médicinaux à base de plantes, utilisées depuis des milliers d’années et sans effets secondaires des médicaments modernes issus de la pétrochimie.

Les plantes Européennes sont concernées, ainsi que toutes les plantes traditionnelles chinoises et autres. C’est la nouvelle directive THMPD (appelée ausii directive 2004/24/EC de l’Union Européenne, pour Traditional Health Medical Produts Directive, qui doit entrer en vigueur le 30 Avril 2011 !

C’est une offensive sans précédent, contre notre droit de se soigner autrement. Le but est extrêmement clair : Sécuriser des Milliards d’euros de profits pour l’’industrie pharmaceutique, pour les années à venir. En obligeant les malades à recourir à leurs médicaments, faute d’alternative.

Le seul espoir déposer un recours au travers de l’ANH soutenue en cela par l’AFB. Il est possible de condamner l’Union Européenne pour abus de pouvoir. Le problème, c’est qu’il faut une initiative populaire de grande ampleur. Alors sans hésitation signer la pétition ! Il faut contrer la directive THMPD.

Que dit exactement cette directive ? C’est simple pour faire valoir l’effet d’une plante, les fabricants devront réunir des rapports d’experts, des études, des dossiers qui coûtent des fortunes. Au bas mot entre 150 000 et 200 000 e par plantes. Le problème, c’est que les producteurs d’herbes médicinales, n’ont absolument pas les moyens des multinationales pharmaceutiques. La plupart ramassent les plantes dans la nature à l’état sauvage et de façon artisanale.

Cette directive revient donc de facto à couler un pan principal des médecines douces, basées sur les plantes.

L’Europe n’est pas à son premier coup, elle a déjà fait exactement la même chose avec les compléments alimentaires en 2006. Souvenez-vous de la procédure de l’EFSA…. Donc si vous connaissez un remède berrichon, corse, chinois, créoles, des montagnes, qui ne justifieront pas des éléments bibliographiques appropriés, vous serez dans l’illégalité.

Pour cette directive en ce moment ? Elle a besoin de cette directive pour conforter sa position dominante, à un moment où elle se trouve radicalement remise en cause.

L’affaire du Vioxx, l’Avandia, le Médiator, le Buflomédil… les centaines de médicaments toxiques qu’il faudrait interdire, laisse des traces. Une seule solution : Nous interdire toute alternative possible. Cette directive est le St Grall de l’industrie pharmaceutique, cela garantira leurs milliards de profits annuels pour des dizaines d’années…..

Pour info, une association a été trainée en justice et poursuivie par l’Etat, pour la vente « illégale » de simples graines de tomates et autres fruits et légumes. (C’était des semences de variétés anciennes, conservées, répertoriées et distribués par KoKopelli)… Autre, pas loin de chez moi un horticulteur a été perquisitionné et le contenu de son ordinateur saisi par la Répression des Fraudes, parce qu’il faisait la promotion du purin d’ortie, pour soigner son jardin…. (Eric Pétiot co-auteur du livre « Purin d’ortie et compagnie » préparation plébiscitée par les jardiniers depuis des générations). Une entreprise a été condamnée pour avoir vendu de la prêle des champs sans autorisation de l’Union Européenne. Et je ne parle pas des agriculteurs bios, accusés de préconiser de pesticides naturels tels que l’huile de neem, un margousier, connus depuis des siècles comme étant des antiparasitaires naturels. Les remèdes aussi simples que l’ail en gélule, tisanes de romarin …. sont aujourd’hui sur la sellette.

Ce n’est pas de la paranoïa : Au Canada, une loi a déjà été votée qui peut vous conduire en prison, pour avoir fait pousser de simples herbes aromatiques dans votre jardin. Il s’agit du Bill C-51, qui criminalise l’usage des plantes médicinales et qui est passée en 2008. Bien sur sous la pression du lobbying pharmaceutique. 

Voila, un précieux savoir faire acquis par des milliers d’années de pratiques, qui risquent d’être définitivement perdues, si l’Europe arrive à imposer cette directive.

Il y a un dicton : « qui dit qui ne dit mot consent », il est temps de réagir, il faut signer cette pétition. Que vous trouverez, sur le site d’ANH (anh-europe.org ou defense medecine naturelle.eu).

Je n’accepte plus cette société qui nous est préparée, pour mes enfants. Il est tant que tout change. 

Qui sont réellement ces hommes qui nous dirigent ?

 

 

signez la pétiton sur ce lien

http://translate.google.com/translate?client=tmpg&hl=en&u=http%3A%2F%2Fwww.anh-europe.org%2F&langpair=en|fr

Par dbsky tiré d'agoravox - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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